Second Life, premier pas

Second Life reste pour moi encore un grand mystère. Toute cette attention, toute cette frénésie m’apparaît souvent comme une grosse bulle. Je ne désespère pas de comprendre. Je me suis même créé un avatar cette semaine, c’est tout dire. Je ne vous révèle pas son nom. D’ailleurs, j’y suis à peine resté 5 minutes (bon 15, euh non 30, ok ok 45 minutes).

Même si ma visite ne m’a convaincu de rien, j’ai continué de faire mes classes. Je suis tombé sur un petit reportage de la télé française sur Dailymotion qui fait un bon tour de la question. Ce reportage m’a plus appris que ma courte immersion.

J’ai complété avec une autre émission de la télé française dédiée aux mondes virtuels (dont, bien sûr, Second Life): 8-Fi / Mondes Virtuels 8 janvier 2007.

Je ne me suis pas encore fait d’opinion. Bulle ou émergence?

Chalet 0.9

Depuis le mois de décembre, je loue (avec ma petite famille) un charmant chalet pour profiter des joies de l’hiver (quand hiver il y a bien sûr!). Quel fut notre première action après la signature du bail ? Prendre une connexion Internet… dial-up. Plaisir d’hiver oui, mais branché quand même.

Belle émotion au moment de la première connexion: le modem de mon ordinateur portatif qui me fait penser tout-à-coup à un vieux PC486. Échange de regard quasi nostalgique avec ma femme. Pis…. bonjour la réalité!

Navigation pénible, levée des courriels loooongue, mise-à-jour de mes abonnements rss interminable. Dès la première connexion, je sais que cet hiver, du chalet, nous serons branchés pour le besoin. Pas pour le plaisir, ni même pour la découverte ou la veille. Que le minimum vital (professions obligent).

ÉVIDENCE: de 1995 à aujourd’hui qu’est-ce qui a complètement transfiguré Internet ? La Haute Vitesse. Avec la HV, le monde est dans notre ordinateur.

À tout ceux qui vous diront que les wikis, RSS, AJAX, applications Web, Google, sont au coeur d’une révolution Web, envoyez-les en stage “au chalet” méditer sur les notions de haute et de basse vitesse. Je ravise moi-même beaucoup ma vision des choses. Aujourd’hui j’aurais le goût de dire, si le 2.0 existe, c’est ce tuyau… juste ce foutu tuyau.

Tag

Voilà déjà quelques temps qu’on m’a donné la tag, Doublement même. J’espère que je n’arrive pas trop tard. J’y vais de mes réponses.

Rappelons les règles, dire 5 choses peu ou pas connues.

1) La dernière fois que j’ai joué à la tag, j’avais douze ans… et j’ai perdu deux dents. Promis, cette fois ce sera nettement mois violent.

2) Je ne sais pourquoi, mais plusieurs pensent que j’ai une formation en informatique. Erreur. Je suis sociologue de formation. J’ai d’ailleurs toujours considéré que La Toile du Québec, Netgraphe (et maintenant AgentSolo.com) furent des laboratoires sociaux grandeur nature. Pas beaucoup de sociologues qui ont eu cette chance.

3) J’ai suivi quelques cours d’informatique en 1973 et 1974, au Cegep (ça vous dit presque mon âge). C’était la belle époque des cartes perforées qu’il nous fallait “taper” nous-mêmes, une ligne de code par carte. Des boîtes et des boites de cartes pour de tout petit programme. Un professeur, un peu marginal dans le lot, nous avait dit que TOUT ce que nous apprenions deviendrait vétuste avant quelques années. On devrait tout réapprendre ou se recycler. Je ne me souviens pas d’un prof ayant vu aussi juste pour l’avenir de sa discipline. Ce fut le dernier cours d’informatique que j’ai suivi.

4) On (Cguy) m’a fait découvrir Internet en mars 1995. La belle époque de Netscape 0.9 beta (le Web 2.0 n’a pas le monopole du mot “beta”… la mode a débuté bien avant). Une semaine plus tard, j’avais entre les mains, un premier livre de HTML. Un mois plus tard, La Toile du Québec était en ligne. Internet, un vrai coup de foudre.

5) J’ai un chien, il s’appelle Gandalf. Voilà 12 ans tout le monde me demandait de répéter son nom, puis d’où ça venait. Depuis le film plus jamais de question. Pourquoi ce nom? Parce qu’un Golden Retreiver blanchit en vieillissant. Comme Gandalf le blanc.

À qui la tag? Martine, Sylvain, André, Clément.

Pee-wee

Extrait d’une entrevue d’Alexandre Taillefer (Intellia/Informission/Nurun, Hexacto) accordée au journal Les Affaires (16 décembre 2006, cahier Classe Affaires) :

Cette expérience fait dire à M. Taillefer que les capital-risqueurs québécois sont des pee-wee. « Ils créent de jeunes pousses dans le seul but de les revendre à des Américains. Dès qu’ils ont atteint leur cible de rendement, ils se pètent les bretelles et se retirent. Ils n’ont pas la vision de créer des sociétés qui vont en acquérir d’autres et devenir des leaders mondiaux.

« Au lieu de vendre Hexacto 6 M$ US, j’aurais pu la vendre 150 M$ US si j’avais pu attendre encore deux ans, ajoute-t-il. Le problème ici est que les capital-risqueurs sont d’anciens banquiers alors qu’aux États-Unis, ce sont des entrepreneurs.»

(Désolé, pas d’hyperlien vers l’article complet.)

Petite mise à jour (15-12-2006) :

Une autre citation sur le même sujet, de Michel Dumais celle-là :

Or, les sociétés de capital de risque québécoises sont très frileuses pour ce qui est de risquer leur capital. Ceinture et bretelles pourrait-on dire. Et pendant ce temps, la seule firme de capital de risque qui ose prendre une chance de rencontrer des entrepreneurs locaux et/ou des créateurs québécois dans des événements comme le BarCamp est Garage technology Ventures, une société… américaine, fondée par l’évangéliste Guy Kawasaki. À en pleurer.

Extrait de TonTuyau, TonClip, et tutti quanti: le syndrome du “me too”

Ne blogue pas qui veut à St-Adèle

Deux blogueurs ont reçu ce matin une mise-en-demeure de la ville de Ste-Adèle contre leur blogue.

Les blogues :

    Blogue-Notes (Le carnet d’un Adélois qui en a marre de la langue de bois, de la rectitude politique et du consensus mou. Au menu: humour, éditoriaux et caricature.)

    Carnet de Ste-Adèle (Qui parle de tout et de rien à Ste-Adèle)

Il en est question aussi sur Pointblog.com : Québec : des blogueurs menacés par leur maire

Mise à jour: dimanche 26 novembre (18h00)

L’ un des blogueurs a décidé de lancer la serviette :

J’ai effacé mes archives ce matin, certain billets et surtout désactivé la fonction commentaires depuis hier.

Après avoir discuté avec quelqu’un que j’aime beaucoup toute la journée d’hier et la nuit portant conseil, je me suis demandé ce matin s’il vallait la peine de me donner autant de trouble pour ce carnet.

Personnellement, je ne crois pas qu’il soit de la responsabilité des blogueurs de censurer les commentaires. Un blogue ce n’est pas à mon humble avis un journal. Mais je comprend maintenant que pour certain lecteurs cette différence n’existe pas.

Long commentaire sur le blogue de Michel Leblanc.
Autre commantire sur celui de Mario Asselin

Ripaille et tendances

Un dîner qui réunit plusieurs entrepreneurs technos français. Sur le Podcast, on y discute des tendances actuelles, notamment de la frénésie et la croissance accélérée en France. Au menu :

Bouffe pour bouffe, le Québec n’est pas en reste avec son Hot hamburger steak 2.0.

Canoë dans le 2.0 !

Au tour de Quebecor/Canoë de ramer dans le courant:

Quebecor espère profiter de la manne. D’ici la mi-décembre, Canoë, filiale Internet du conglomérat, lancera un site Web à mi-chemin entre YouTube et MySpace, deux portails extrêmement populaires dont les Internautes génèrent eux-mêmes le contenu, a appris La Presse Affaires.
YouTube agace Quebecor

Est-ce un bonne nouvelle ?

Web 2.0, vous dites ?

Le Web 2.0, vous en discutez à tous les jours avec vos collègues? Vous en développez peut-être? Vous avez vendu l’idée à l’un de vos clients pas plus tard que la semaine dernière. Mais dans la vie de tous les jours, vous utilisez vraiment beaucoup les “sites phares” du Web 2.0 ? Google, Youtube, MySpace, Last.fm, digg, squidoo, spotback, Netvibes, popsugar, Frappr, Lulu, Flickr, Jotspot, Del.icio.us, StumbleUpon, Skype, Technorati, mybloglog…..

Ne soyez pas géné, vous n’êtes pas seul…

[youtube]Td39ZCGFbik[/youtube]
Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=Td39ZCGFbik

Peut-être pas scientifique comme focus group, mais très instructif.

Vu sur Repliqua : Frappr? What’s a Frappr? Is that a pancake? .

 

« Est-ce que l’industrie québécoise des TI voudrait bien se lever, svp »

Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef de Direction informatique, a répondu à mon billet sur la couverture de l’industrie des TI par les médias spécialisés du Québec.

Voici quelques extraits :

Préparer le bulletin électronique Direction informatique Express que vous lisez chaque semaine est toujours un défi, que nous relevons avec passion. Nous cherchons la nouvelle intéressante parmi tout ce que nous recevons, celle qui, dans un communiqué de presse parmi d’autres, soulève notre curiosité, notre volonté d’en savoir plus. La bonne nouvelle, ou la mauvaise, que les intéressés de l’industrie et les utilisateurs d’affaires doivent savoir.

Notre principal problème? Pas de nouvelles. Et il ne faut pas interpréter cela tout simplement comme une bonne nouvelle. Certaines entreprises sont très actives à nous faire parvenir leurs communiqués de presse et à nous solliciter pour que nous parlions d’elles. Il nous arrive parfois de nous demander si nous ne choisissons pas nos nouvelles dans un groupe trop restreint d’entreprises qui seraient simplement plus efficaces que les autres dans leur oeuvre de sollicitation… Mais non, voyons!, nous disons-nous en nous secouant la tête et en conjurant notre sens de l’éthique et la passion qui fait de nous des journalistes.

Ceux qui sont près de l’industrie des médias savent qu’aujourd’hui, les salles de rédaction fonctionnent avec un minimum de ressources pour un maximum de résultats, comme dans la plupart des autres organisations. Peu importe la taille du média, les équipes ont un taux de productivité assez élevé. La plupart d’entre nous ne comptent pas leurs heures. Lucien Bouchard pourrait être assez fier de nous. Mais nous n’avons pas des équipes de collaborateurs qui errent dans les édifices à bureau des grandes villes et dans les parcs technologiques à la recherche du scoop. Nous ne passons pas nos soirées dans les 5 à 7 des bars branchés pour qu’un contact inconnu nous livre une bribe d’information qui deviendra la nouvelle du siècle.

Ce qui ne veut pas dire que nous n’assistons pas à des événements, que nous n’allons pas à divers colloques, conférences de presse et autres. Bien au contraire. Nous sommes sur le terrain autant que nous le pouvons, et nous sommes assez près de plusieurs organismes de cette industrie. Et nous en parlons dans nos publications, autant que faire se peut.

(…)

J’ai tendance à être d’accord avec M. Williams sur ce sujet, mais je crois qu’il faut faire attention avant de tirer sur les messagers. Si on ne parle pas beaucoup des entreprises québécoises en techno dans les médias québécois, c’est un peut-être un peu de la faute… des entreprises québécoises en techno.

Je me pose souvent la question : veulent-elles vraiment faire parler d’elles? Ont-elles quelque chose à dire? Les entreprises québécoises ont-elles la fibre de la relation publique? Ont-elles le sens de la promotion? Le réflexe d’annoncer les bonnes nouvelles, d’expliquer les mauvaises? Savent-elles qu’un communiqué de presse opportun, bien rédigé, en français, est le meilleur moyen de faire parler d’elles?

Vous pouvez lire la totalité du commentaire de Patrice-Guy Martin sur Direction Informatique.