En mars dernier, un juge de la Cour fédérale déclarait illégal le refus du gouvernement Harper de demander la clémence pour Ronald Smith, un Canadien condamné à mort pour deux meurtres commis au Montana. Au début de juin, un comité des Nations unies demandait au Canada de renouer avec sa politique traditionnelle d’opposition systématique à la peine de mort et d’abandonner l’approche du cas par cas adoptée par les conservateurs. Interrogé sur le sujet lundi, aux Communes, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a eu l’ahurissante réponse qui suit: «Dans le cas de M. Smith [...], le gouvernement sera assujetti à la décision des tribunaux, mais dans tous les autres cas, et je vais être très clair, la clémence n’est pas une obligation. LA CLÉMENCE DOIT NÉCESSAIREMENT SE MÉRITER.» (Je souligne.) Depuis quand un Canadien doit-il mériter le droit de rester en vie? L’opposition à la peine de mort est affaire de principe fondamental et non de politique à géométrie variable. Jamais les Canadiens n’ont, en portant les conservateurs au pouvoir, donné au gouvernement le pouvoir de décider qui méritait d’avoir la vie sauve ou d’être mis à mort. L’idée même est odieuse. C’est pourtant celle exprimée par le ministre
Ce week-end, Conseil général du parti Libéral du Québec. Gros parti, gros budget, gros membership. Du monde partout en région.
Ce week-end, petite assemblée pour débattre de la question de la décentralisation en région pour le parti Québec Solidaire, tenue à Rouyn. Petit parti, petit budget, membership nettement plus réduit que celui du PLQ.
Comme quoi, l’utilisation du web en politique pour les bénéfices des membres, n’est pas tant une question d’argent que de philosophie, de principes et de volonté.
Durant la préparation de son budget, le gouvernement du Québec a réalisé une consultation en ligne. Afin de prendre le pouls de la population sur les défis de l’heure tout en alimentant la réflexion du gouvernement sur les choix budgétaires à effectuer, pouvait-on lire.
Plusieurs, dont moi, avaient critiqué la démarche employée. On peut lire une partie du débat parmi les commentaires de ce billet sur le site de Michael Carpentier.
Personnellement, je trouvais que le questionnaire ne répondait pas aux exigences d’une véritable consultation en dirigeant les questions vers des réponses pré-formatées. Comme s’il ne s’agissait que d’un exercice d’auto-justification.
La lecture du discours sur le budget (pdf), présenté hier à l’Assemblée nationale semble confirmer cette impression:
Monsieur le Président,
C’est sur cette toile de fond que j’ai préparé mon troisième budget.
Nous avons beaucoup consulté les Québécois. Près de 4 500 Québécois se sont
exprimés lors des consultations par Internet. Il s’agit d’une participation record.
(page 7)
(…)
Plus de 70 % des participants aux consultations en ligne sont d’avis qu’en temps
de récession, des déficits budgétaires sont nécessaires pour protéger les emplois
et les services aux citoyens. Nous sommes de cet avis.
(page 9)
Je crois que notre culture politique à mal, très mal. Et je déteste qu’on prenne la population pour des idiots, en jouant ainsi sur les mots et les concepts.
Certains espèrent que les nouvelles technologies et le web 2.0 changeront les rapports du gouvernement avec la population. On est loin encore très loin de ce jour.
Le Temps de Fêtes est un moment de retrouvailles familiales, de réjouissance véritables ou commerciales (ou les deux), de vacances, de résolutions, de quelques bilans personnels. C’est aussi un des moments les plus importants de l’année pour les organismes de charité. Les guignolées et autres campagnes se multiplient pour ramasser nourriture, vêtements et argent.
Pourtant, au Québec la générosité est un peu paresseuse. On se rappellera de l’étude Generosity in Canada and the United States (PDF) publiée en décembre 2007, qui indiquait que le Québec obtenait une classement gênant dans l’indice de générosité face aux autres provinces et états américains. Pourtant, ce ne sont ni les besoins, organismes et possibilités qui manquent.
Voici donc pour faciliter la vie de chacun, une courte liste très très loin d’être exhaustive d’organismes de charité québécois qui acceptent les dons en ligne. Vous n’avez plus d’excuses!
Si aucun de ceux-ci ne vous convient pas, allez sur CANADON. Vous pourrez y retrouver plus de 83 000 organismes de bienfaisance canadiens, utilisant leur système de donation en ligne. Voici un petit échantillon d’environ 200 organismes du Québec impliqués dans les questions sociales, et qui apprécieraient bien vos dons en ligne.
Et si vous êtes blogueurs et que vous aimeriez mettre à profit votre audience au service des plus démunis , inspirez-vous de l’initiative exemplaire de Michael Carpentier qui a mis des bannières publicitaires sur son blogue, afin de reverser les profits à certains de ses organismes de charité. Bientôt, un nouvelle guignolée des blogueurs devraient aussi voir le jour.
PS. : Il n’est pas nécessaire d’attendre le temps des Fêtes, ou un quelconque cataclysme pour donner. Les besoins sont à longueur d’année. Alors, donnez aujourd’hui, donnez encore bientôt… et donnez régulièrement!
Il y a du bon dans chaque crise. Et la crise politique fédérale nous a rappelé très concrètement que chaque vote était important.
On annonçant son intention de couper les subventions aux partis politiques, le gouvernement Harper nous a rappelé le chemin parcouru pour assainir les moeurs politiques au Canada et au Québec. Chaque vote compte, dit l’adage. Oui, et pas juste pour élire le député. Chaque mois, chaque vote compte et fait la différence dans la trésorerie des partis.
Alors si vous doutez de l’importance de votre vote, si vous doutez de la pertinence de voter pour un tiers-parti-qui-vous-représente-mieux-mais-qui-n’a-pas-de-chance-de-se-faire-élire, rappelez-vous que chaque mois, grâce à ce petit vote, ce parti sera mieux armé pour défendre vos convictions. Juste parce que vous lui aurez accorder un vote, un tout petit vote.
Petit rappel: au provincial, l’allocation aux partis politiques est de 0,50$ par électeur.
Voici le tableau de la répartition des allocations à la suite des dernières élections. Alors si vous hésitez à voter parce que votre vote ne fera pas de différence sur qui sera élu, rappelez-vous: ce vote fera toujours une différence… chaque mois.
Cette fois-ci, c’est en invitant leurs sympathisants à porter une petite bannière aux couleurs du parti avec la mention « Vote QS ». Simple et efficace. Ça rend l’intention de vote transparente, claire et porteuse pour qui veut défendre clairement ses opinions.
Cela n’a prit que quelques minutes pour voir apparaître une bannière aux couleurs du « Vote PQ ». Est-ce que cela fera boule de neige ? Je doute de voir des bannières rouges. Peut-être des vertes, par contre.
Voilà donc arrivée l’ère des Pancartes 2.0.
Nettement plus écolo que celles qu’on met habituellement sur son balcon.
Lors d’un échange aujourd’hui avec le Twitteur fantôme du Parti Québécois, il y eu cette réponse énigmatique à ma question sur ce qu’il adviendrait de blogue du PQ, laissé en friche depuis juin :
QuebecGagnant@ywilliams Nous vous concédons très facilement que ce blogue a peu vécu ces derniers temps. Son sort sera réglé d’ici peu. (ref. twitter)
Je m’attendais à une reprise en main rapide. Que non!
Dans la nouvelle mouture du site de campagne mise en ligne en soirée, le blogue est complètement disparu. Nouvelle stratégie ou délai de livraison? Nous le saurons bientôt.
Pendant la campagne électorale américaine, un citoyen ordinaire a pris une place importante dans les discussions politiques. Du jour au lendemain, il est passé d’inconnu à référence dans les discours et messages publicitaires. Au Québec un tel phénomène pourrait-il se produire ? Probablement que non. Nos partis politiques contrôlent trop le message. Une « com » rigide, où rien ne dépasse.
Vous vous souvenez lors de la dernière élection de Richard Lévesque, ce travailleur qui avait apostrophé Jean Charest ? Probablement que non. Sous d’autres cieux, les partis d’opposition auraient construit rapidement des tactiques d’enfer pour porter haut et fort ces simples inquiétudes légitimes, partagées par tant d’électeurs. Ici, aucun parti d’opposition n’a pris le flambeau. Aux États-Unis, Samuel J. Wurzelbacher est devenu Joe the Plumber, ici Richard Lévesque est resté Richard Lévesque.
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