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Mauvaises créances

Internet, Pratique 16 avril 2009 | Comments

Tiens donc la banque vient de m’aviser qu’un chèque est revenu sans fond. Durant l’année, on doit recevoir, gros max, une cinquantaine de chèques. On ne favorise vraiment pas le paiement par chèque. On est en commerce électronique ou on ne l’est pas. Mais on accommode quand même ceux qui ont certaines réticences avec le paiement en ligne.

Mais ce qui m’irrite, c’est que de cette petite cinquantaine de paiement par chèque, à peu près une dizaine nous revienne sans fond. Oui oui une dizaine. Avec les délais de la banque pour nous retourner les effets concernés qui nous permettront de contacter le client, les frais bancaires, les discussions avec le client, etc. C’est une opération coûteuse. En fait le paiement par chèque ne s’avère pas payante, au contraire. Ce paiement n’est pas offert pour consolider les revenus autant qu’il sert à sécuriser certaines parties de la clientèle plus frileuses quant au paiement en ligne.

Ce que cela me fait dire, c’est qu’un des avantages les moins énoncés et pourtant l’un des plus immédiats du commerce électronique (et plus spécialement du paiement en ligne), est la réduction nette des coûts de mauvaise créance.

Je me souviens d’un temps pas si lointain (tout juste avant que je ne débute ma vie d’entrepreneur Web) dans la boîte qui m’employait où nous devions nous battre contre un taux de mauvaises créances supérieur à 15% (à 90 jours). Des dizaines de milliers de dollars perdus en fausses promesses, chèques sans provision ou mauvaise gestion de clients. Sans compter les frais de recouvrement, pour tenter de récupérer une partie des montants. Une grosse partie de nos énergies étaient mis à réduire les risques de mauvaises créances.

Cela fait maintenant presque 15 ans que je fais du Web et dans le commerce électronique. Le paiement électronique facilite tellement les opérations et la comptabilité. Carte de crédit, transfert bancaire, Paypal. Tellement plus simple. Les mauvaises créances sont maintenant marginales, quasi nulles… sauf lorsqu’il est question de chèque.

Alors si certains commerçants cherchaient encore des arguments pour transférer une partie de leurs activités en ligne, en voilà un.

Un plan de développement numérique pour le Québec: que fait-on maintenant ?

Actualités, Internet, Question, Québec, Réseaux sociaux, Web 2.0 25 février 2009 | Comments

Le CRTC a amorcé, la semaine dernière, ses audiences sur la question de la radiodiffusion dans les nouveaux médias. Il n’y aura pas de surprise à entendre chacun des intervenants prônés réglementation, dérèglementation, tarification, contrôle, laisser-faire, résistance, etc. Toutes les options seront entendues. Toutes bien représentatives de multiples intérêts en jeu, des différents acteurs impliqués par cette évolution des médias.

Et la question est d’autant plus complexe qu’au fédéral comme à Québec, les gouvernements ne sont munis d’aucun cadre d’analyse pour bien comprendre et affronter les impacts de l’évolution d’Internet (et plus largement, du numérique) sur l’ensemble de notre société. On réagit plutôt à la pièce. Ce qui, à la longue, nous donnera une belle courtepointe numérique plus ou moins confortable, et assurément inefficace.

Alors que faudra-t-il pour que nos gouvernements provincial et fédéral prennent le temps d’une vrai réflexion et se dote d’un plan d’ensemble pour faire face à tous ses nouveaux enjeux que nous posent cette évolution du numérique. Ces changements, nos gouvernements veulent-ils la subir ou en tirer bénéfice? Moi comme citoyen, mon choix est plus du côté de l’action. Et vous ?

Alors ne croyez vous pas qu’on pourrait recommencer à talonner les gouvernements, et plus particulièrement celui du Québec pour qu’ils se dotent d’un plan de développement pour une culture et une économie numériques. Débat si bien amorcé à la fin de l’automne dernier.

La lettre

Fin octobre, tout juste avant le déclenchement des élections provinciales, Patricia Tessier, avec le soutien des participants au YulBizz, publiait une lettre au PM du Québec pour dénoncer l’absence d’actions politiques pour corriger l’affaiblissement du Québec dans la nouvelle économie numérique. Les symptômes sont pourtant inquiétants et rien ne montre que nos élites politiques, toutes allégeances confondues, perçoivent la situation. Encore moins ne prennent les moyens pour y faire face.

Elle concluait ainsi sa lettre.

Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.

En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.

Plus de trois mois se sont écoulés depuis cet envoi, sans que le gouvernement de Monsieur Charest ne réponde ou n’y fasse écho. Ni le PM, ni aucun des autres élus du gouvernement; ni même de l’opposition. Pourtant blogues, journaux, radio ont largement repris la demande.

Il est loin le temps où le Québec avait un ministre délégué à l’Autoroute de l’information. Il est tout aussi loin le temps où il n’était pas rare de voir un ministre de la culture ou du développement économique débarquer dans une activité publique de l’industrie techno, ou participer à des rencontres privées pour prendre le pouls de ce qui se faisait sur le terrain. Comme si ce qui était considéré enjeu et défi à la fin des années ’90, était devenu tout-à-coup harmonie et évidence. L’avenir est-il si rose et le ciel si bleu?

Pourtant :

  • on n’a qu’à relire la lettre de Patricia Tessier, où quelques chiffres montrent que les défis sont plus devant nous que derrière nous;
  • on n’a qu’à questionner n’importe quel professeur du secondaire, pour comprendre comment Internet avec ses règles de sociabilité et sa densité d’information s’ajoute comme un puissant vecteur d’influence dont on n’a pas encore mesuré tous les impacts;
  • on n’a qu’à regarder comment tout les canaux de diffusion culturelle sont perturbés dans leur fondement (lire modèle d’affaires);
  • on n’a qu’à voir comment le clivage énorme entre un enfant qui est élevé avec un ordinateur dans les mains et l’autre qui n’y aura accès presque jamais via l’école;
  • on a qu’à regarder le décalage entre les compagnies qui n’en sont encore qu’à l’apprentissage du courriel et les autres qui gèrent électroniquement l’ensemble de leur distribution et leur approvisionnement.

On pourrait continuer à l’infini la liste des changements fondamentaux qui s’opèrent dans notre économie, dans nos valeurs, dans nos consommations culturelles. Dans nos façons d’être, de penser, de voir et de nous ’exprimer. Dans notre façon d’être liés aux autres et d’échanger avec eux. Des changements ayant un potentiel incroyable mais composés tout autant d’une somme inouïe de nouvelles fractures sociales, linguistiques et économiques apparaissant chaque jour, entre des individus, des groupes, des régions, des pays.

Est-ce que le gouvernement a pris le parti du laisser-faire ? Pourtant d’autres pays proposent de mobiliser énergies et investissement pour s’assurer que le numérique soit un stimulant économique et social pour leurs citoyens. Juste notre position de petit-marché-francophone-fragile devrait fournir tous les arguments nécessaires aux élus pour justifier de s’attaquer à la question urgemment.

Et maintenant, c’est quoi la suite ?

Car il faudra bien lui faire une suite à cette lettre. Depuis qu’elle est sortie, plusieurs initiatives ont vu le jour : blogue, wiki, liste de distribution. Beaucoup d’énergie, beaucoup d’énoncés de principe, beaucoup de billets dans les blogues. Beaucoup de personnes qui ont manifesté clairement leur position. Assez pour bien montrer qu’une partie importante de l’industrie numérique est prête à la mobilisation. Quelle est la seconde étape ? Vous ne savez pas, moi non plus. Alors que diriez-vous d’en discuter. Des intéressés ?

Personnellement, je crois que le moment est venu d’amorcer une démarche plus structurée. Visant des objectifs clairs. Les moyens et objectifs sont à discuter. Mais ce qu’il m’apparaît évident, c’est qu’en politique, il n’y a pas de génération spontanée d’intentions et de volonté. Si nous croyons à ce que nous proposons, nous ne devons pas juste en discuter dans nos blogues, nous plaindre de l’inertie gouvernementale ou tous les traiter de tristes « cons ». Nous devons amorcer une action plus constructive, plus formelle, plus structurée afin de rendre plus claire et plus forte notre voix.

Toujours selon moi, et je peux me tromper, notre premier objectif devrait être de sensibiliser les différentes instances du gouvernement du Québec, les partis politiques et les élus. Principalement les élus. Pour qu’un projet social prenne forme, corps et vie, il faut des « porteurs de ballon ». Si nous croyons en l’urgence d’un plan pour encourager le déploiement d’une économie numérique vigoureuse au Québec, si nous croyons en la nécessité d’une réflexion sur les différents impacts sociologiques, culturels, éducatifs de l’évolution technologique récente afin d’avoir une vision plus éclairée des enjeux et options qui s’offrent à nous; si nous croyons l’apparition de nouvelles fractures sociales si ces changements ne sont pas bien assumés alors c’est à nous, les acteurs de la première ligne de poser les premiers gestes pour que ceux qui nous représentent comprennent nos demandes et deviennent ces porteurs de ballons dont nous avons besoin.

Et notre conviction devra être profonde et le nombre de ces porteurs de ballon nombreux car un Plan numérique aussi beau et bon soit-il, ne servirait strictement à rien s’il n’est pas inscrit profondément dans le projet politique de nos partis politiques. Vous avez déjà vu des plans se retrouver sur les tablettes sitôt imprimées ? Moi, si. C’est même fréquent.

Alors qui embarque? J’ai eu l’occasion de m’entretenir par téléphone ou directement avec plusieurs personnes qui aimeraient travailler dans le même sens. Si nous étions quelques dizaines tous aussi motivés, ce serait un bon départ. Comment cette démarche prendra forme ? Je ne sais pas. Gardons le principe du 2.0 , l’idée devant le messager, la cause avant le porteur, partageons, collaborons… nous trouverons bien les moyens pour nous faire entendre. En attendant, manifestez-vous, on prendra les noms…

Bien sûr, si des regroupements de l’industrie voulaient participer à cette réflexion, officiellement ou officieusement, la porte est ouverte; votre apport serait même souhaitable. Tout comme si des initiatives similaires à celle-ci avait déjà vu le jour, sans que je le sache, je me ferai un plaisir de me joindre à vous.

Je liste, tu listes, il ou elle liste…

Blogue, Internet, Québec, Réseaux sociaux, Web 2.0 10 février 2009 | Comments

Ce matin sur les ondes de Radio-Canada, Bruno Guglielminetti., Michelle Blanc et Dominic Arpin, établissaient un palmarès de 10 personnalités (parmi les plus influentes ou inspirantes, ou marquantes ?) sur le Web au Québec.

C’est bien certain que ce genre d’exercice est plein de biais, de limites. J’aime bien l’expression de Martine Pagé lorqu’elle dit: Le Web n’est pas une constellation remplie de stars; c’est une belle toile tissée lentement mais sûrement par une armée de petites araignées besogneuses. Je me reconnais énormément dans sa manière de décrire son Web.

Je vois néanmoins certains avantages à ce genre de listes, surtout lorsqu’elles sont proposées non pas comme vérité absolue, mais des opinions subjectives. Elles donnent la possibilité de découvrir que le dynamisme de l’industrie du Web ne peut se résumer pas dans une liste. Si une liste faisait unanimité et contentement, on devrait se poser de très sérieuses questions sur la santé de notre industrie.

Le Web que je fréquente n’est pas celui de Bruno G., de Dominique A. ou Michelle B.. À l’image des diagrammes de Venne qu’on apprenait à la petite école, tout au plus y a-t-il des intersections plus ou moins grandes entre les leurs et le mien. Tout comme, les intersections ne seront pas les mêmes pour vous. Mon Web est composé d’autres lectures, d’autres contacts, d’autres intérêts, d’autres spécialités. Tout comme votre Web, celui que vous fréquentez est différent du mien, du leur, et même de celui de Martine Pagé. Et c’est tant mieux ainsi. Car le Web n’est pas monolithique, et ce n’est justement pas juste un média avec ses vedettes.

Nous devrions peut-être tous en profiter pour monter notre propre liste de ce qui illustre notre Web et de ses zones d’influence. Nous pourrions faire de très belles découvertes.

Certains ont fourni leur propre liste : Philippe Martin, Claude Malaison, Vincent Abry, Graeme Villeret. D’autres aussi?

Personnellement, c’est une autre liste que j’aimerais monter. Lorsqu’on parle d’influence, on parle souvent de ceux qui ont des positions bien visibles, parce qu’ils tiennent des blogues populaires, qu’ils prennent le micro, qu’ils écrivent dans des médias électroniques à fort achalandage. Une grande partie de MES influences de mes motivations à travailler dans le Web ne vient pas de cette portion visible, mais d’un endroit inaccessible à la majorité des utilisateurs du Web. D’un endroit où émerge et se confronte un flot continu d’idées, d’énergie et d’entrain qui fait avancer les choses. d’un endroit où se cache bien à l’abri des yeux de la majorité, une armée d’artisans acharnés qui font la création de nos différents espaces Web que nous aimons et utilisons. Développeurs Web, entrepreneurs Web, créateurs Web, whateveurs Web. Mes personnalités viennent probablement plus de ce côté mal éclairé du Web.

À vos listes

Donc quelque soit votre Web, pourquoi ne feriez-vous pas aussi votre propre liste. Une liste qui illustre bien votre Web et ceux que vous y fréquentez. Vos préférés de la programmation, vos préférés de l’écriture, vos préférés parmi les blogues technos, parmi les blogues persos, parmi les journalistes online, parmi les producteurs vidéos, parmi les surdoués qui touchent à tout… J’aimerais bien faire des découvertes à partir de ce qui vous influence.

Quand à moi, je suis un entrepreneur Web. Près de quinze ans à gérer des projets, du financement, des équipes pour que certaines idées se rendent à vos écrans. Moi, c’est cette race de monde qu’il m’intéresse de vous lister. Des gens pas toujours connu qui rendent possible et visible le travail des autres. Une liste très incomplète, partielle, partiale, limitée à une quinzaine de personnes. Ils ne sont pas classés par ordre d’importance (who care); juste par ordre alphabétique!

Guillaume Aniorte (Tribal Nova)
Guillaume Bouchard (NVI solutions)
Sébastien Brault (unyk)
Eric Chouinard/Martin Leclair (IWeb)
Carl-Frédéric De Celles (iXmédia, blogue)
Stephane Guérin (Percute, TLMEB, blogue)
Austin Hill (Akoha, Blogue)
Francois Lane (CakeMail)
Philippe Leroux (VDL2)
Mitch Joel (TwistImage, blogue)
Patrick Pierra (Branchez-vous !)
Evan Prodromou (identi.ca, wikitravel, Control Yourself)
Patrick Tanguay (Station-C, blogue)
Harry Wakefiled (Praized, Mocoloco)
Ben Yoskovitz (Standoutjob, blogue)

J’aurai pu en mettre plus, j’aurais pu en mettre moins. Mais aujourd’hui, c’est ma liste. Qui devrais-je ajouter que j’ai honteusement oublié ?

Et demain, cette liste pourrait changer car le Web change, tout comme les réseaux et les intérêts évoluent.

Et vous, votre liste, elle est où ?

Le débat, les partis et… les courriels

Actualités, Internet, Pratique, Élections fédérales 1 octobre 2008 | Comments

En préparation du débat pour la campagne présidentielle, j’ai reçu toute une série de courriels de la part des partis démocrates et républicains. La journée même, chacun des partis m’a envoyé un rappel signé par John McCain et Joe Bidden pour m’expliquer les enjeux qui seraient discuter. Dans les heures qui ont suivi le débat, nouveaux courriels de John McCain et Barack Obama m’interprétant ce que qui s’était passé.

En bref, le courrier électronique est énormément utilisé durant la campagne américaine. Cette semaine, je reçois au minimum un courriel par jour de chacun des partis américains, très souvent deux.

Je me serais attendu à retrouver un peu de cette vigueur de la part de nos partis. Surtout à l’approche du débat. Seul le Bloc québécois et le Parti vert ont pris cette initiative de m’écrire le jour du débat. Je rappelle que ce sont les mêmes qui avaient répondu à mon courriel dans les 24 heures.

À regarder le peu de courrier électronique reçu de la part des partis politiques depuis le début de la campagne, tout envoi confondu, je me demande vraiment si certains partis politiques n’auraient pas tout simplement oublié d’équiper leur équipe de communication d’une connexion Internet. Sérieux. C’est catastrophique.

Il faudra bien un jour que j’écrive un billet sur le principe du fil à la patte, juste pour les responsables Web des partis politiques. Tiens, c’est décidé, je le fais bientôt. Promis!

 

Est-ce que Firefox aime le Chrome?

Internet, Web 2.0 2 septembre 2008 | Comments

Bon, j’utilise déjà Firefox 3 depuis quelques betas, et je l’adore. J’utilise Safari sur mon Iphone, et ça marche à merveille. IE, je déteste sous toutes ses déclinaisons. Vais-je passer à Chrome ? Je ne sais pas. Mais il est clair qu’après quelques minutes d’utilisation je l’aime déjà beaucoup. Au point de défaire mes habitudes et faire concurrence à Firefox? on verra.

Je renvoie vers des technos pour une description plus compétente et lire leurs premières appréciations de la nouvelle bête:

Pour l’instant, ce qui m’inquiétait c’est l’impact sur Firefox. Voilà ce qu’en pense John Lilly, CEA de Mozilla : Thoughts on Chrome & More; et Tristan Nitot, Président de Mozilla Europe : Pourquoi Google a sorti son navigateur Chrome

Je les trouve très Zen dans leur réaction. Tant mieux si c’est vrai. J’ai tout de même du mal à croire que le développement de Chrome se fera sans avoir un impact désastreux sur la croissance de Firefox et l’équipe de Mozilla; alors qu’ils avaient réussit à accroître solidement leur audience.

Après moins de 24 heures, près de 2% des sessions monitorées par GetClicky se faisaient via Chrome. Je doute que ce soit la clientèle naturelle de IE qui se soit précipitée sur Chrome.
Chrome 2%.

Histoire à suivre…

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Le Fédéral, les coupures et la SAT.

Actualités, Internet, Politique, Québec 26 août 2008 | Comments

Demain (mercredi, 27 août 2008), un rassemblement est organisé pour protester contre les coupures annoncées par le gouvernement fédéral cet été.

Je reproduis intégralement le communiqué émis par la SAT.

J’invite aussi chacun concerné par cette question à faire écho à ce rassemblement.

Invitation à tous :: Manifestons contre les coupures dans la culture

Montréal le 21 août 2008 – Nous vous convions au grand rassemblement de protestation qui se tiendra à la SAT le mercredi 27 août 2008 à 10h30, afin de manifester votre appui contre l’abolition d’au moins 10 programmes de Patrimoine canadien et la réduction de trois autres fonds importants.

La SAT est particulièrement touchée par l’abolition du programme Fonds des réseaux de recherche sur les nouveaux médias (FRRNM), qui restait jusqu’à cette année un des bailleurs de fonds principaux pour les recherches sur l’immersion et les réseaux haut débit effectuées à la SAT depuis 2002. Ce programme de recherche, qui attribuait des fonds en fonction de la qualité des projets soumis, donnaient aux artistes professionnels et à une nouvelle génération d’auteurs les moyens de concevoir de nouvelles façons de présenter leurs contenus et de les diffuser sur les réseaux. Ce soutien a permis à la SAT de développer des dispositifs pour la création et la diffusion immersive (Panoscope, SAT[Osphère] etc.) et de démarrer le programme actuel de recherche qui vise la création d’une suite logicielle (en logiciel libre) qui à terme permettra de relier en réseau les salles de spectacles. Les coupures dans ce programme représentent un manque à gagner d’environ 600 000 $ pour le volet recherche de la SAT, et ce dès avril 2009.

L’abolition du programme Routes commerciales et l’abolition de trois des quatre volets du Programme de consolidation des arts et du patrimoine canadiens auront aussi un impact négatif sur le développement et le rayonnement de la SAT, tout comme pour les autres organismes culturels touchés.

Aux coupures de différents programmes de Patrimoine canadien s’ajoute l’interruption du soutien financier de Développement économique Canada (DEC). En effet, le ministre Jean-Pierre Blackburn a décidé de couper unilatéralement l’aide financière à tous les organismes sans but lucratif, auparavant identifiés comme d’importants leviers économiques de Montréal. Cette décision de DEC ampute le budget de la SAT d’un montant annuel de 300 000 $ dédié au fonctionnement. Cette aide récurrente depuis trois ans servait à soutenir le fonctionnement de la SAT.

La SAT emploie depuis quelques années environ 150 personnes annuellement sur des projets qui bénéficient notamment du financement de divers programmes. Les annonces de coupures dans les différents programmes de Patrimoine canadien menacent plusieurs emplois et affaibliront massivement tout le milieu culturel. Parallèlement, ces actions auront des conséquences directes et non négligeables sur la capacité de la SAT à rayonner efficacement au Québec, au Canada et à l’étranger et à se maintenir à l’avant-garde de l’innovation dans les arts technologiques, même si la SAT a su atteindre un taux d’autofinancement de 50 %.

Des questions se posent donc : Où le gouvernement canadien veut-il en venir en sabrant allègrement dans les programmes de recherche et d’aide à la diffusion ? Quelles sont les motivations politiques de tels gestes ? Qu’en est-il des analyses de performance des programmes coupés et pourquoi ne sont-ils pas rendus publics ?

Nous devons indiquer haut et fort au gouvernement du Canada que la culture n’est pas un bien de consommation comme les autres. La recherche en arts technologiques ainsi que le rayonnement de la culture canadienne doit obligatoirement passer par un soutien financier récurrent et conséquent, si nous voulons conserver la place enviable que le Canada détient à l’échelle internationale.

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Suggestion d’articles pour en apprendre davantage sur ce dossier :

Programmes culturels supprimés – Les conservateurs ne bronchent pas par Alec Castonguay, Le Devoir, le jeudi 21 août 2008

Programmes culturels: au-delà des recommandations par Hugo de Granpré, La Presse, le jeudi 21 août 2008

L’argent de la culture pour faire parader la flamme olympique par Marc Cassivi, La Presse, le jeudi 21 août 2008

Attention! Grand rassemblement contre les coupures en culture communiqué émis par Culture Montréal le 21 août 2008

Pour information additionnelle, s’il vous plaît communiquez avec :

Jean-François Jasmin
Coordonnateur des communications
Société des arts technologiques [SAT]
514-844-2033 poste 221

Liste de logiciels autorisés sur internet

Blogue, Internet, Question 9 juillet 2008 | Comments

Lu sur ZDNet.fr: Bientôt une liste de logiciels autorisés sur internet ?.

Afin de lutter contre le piratage d’oeuvres protégées par le droit d’auteur, une future réglementation européenne pourrait intégrer dans les contrats des fournisseurs d’accès une liste de logiciels que les internautes seraient autorisés à utiliser.

C’est le sens de trois récents amendements au « Paquet télécom », projet de cinq directives européennes qui doivent modifier, d’ici à la fin 2008, la réglementation sur les télécommunications en Europe.

Concrètement, ces amendements doivent permettre à des autorités administratives de chaque État-membre de définir quelles applications logicielles sont autorisées pour internet.

(…)

Demain, des logiciels applicatifs comme Skype, voire Firefox, pourront être déclarés illégaux en Europe, s’ils ne sont pas certifiés par une autorité administrative.

Je doute qu’une telle règlementation ne passe un jour, et si c’est le cas, qu’elle s’étende. Mais cela prouve néanmoins qu’il nous faut rester vigilant face à la connerie.

Les poids lourds du e-commerce états-uniens

Blogue, Internet 12 mars 2008 | Comments

Journal du Net vient de publier une analyse de la performance de 10 poids lourds du e-commerces aux USA.

Rang Cie Chiffre d’affaires Internet Croissance Part Internet
1. Amazon 14,8 milliards US$            + 39 % 100%
2. Staples 5,6 milliards US$            + 14,3 % 19%
3. Office depot 4,9 milliards US$            + 14 % 31,5 %
4. Dell.com 4,2 milliards US$            + 7,7 % 7 %
5. HP 3,55 milliards US$            + 16 % 3,4 %
6. OfficeMax 3,1 milliards US$            + 9,2 % 34 %
7. CDW Corp 2,4 milliards US$            + 20 % 29 %
8. Sears Holding 2,03 milliards US$            - 11,7 % 4 %
9. Best Buy 2 milliards US$            + 41 % 5 %
10. Newegg 1,9 milliard US$            + 26,7 % 100 %

Source: 2007 – Les résultats des poids lourd du e-commerce américain (Journal du Net)

searchme, nouveau moteur en bêta

Internet, Pratique, Vidéo, Web 2.0 11 mars 2008 | Comments

Depuis ce matin, un nouveau moteur de recherche en version bêta privée: searchme.

La démo est intéressante. Présentation visuelle des résultats, regroupement par catégorie. Pour l’instant la base contiendrait environ un milliard de pages. On verra si la pertinence des résultat y sera, mais il est certain que l’approche présente est vivement intéressante.


http://www.youtube.com/watch?v=TsGR5HP2ffw

Via : Techcrunch