« Est-ce que l’industrie québécoise des TI voudrait bien se lever, svp »

Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef de Direction informatique, a répondu à mon billet sur la couverture de l’industrie des TI par les médias spécialisés du Québec.

Voici quelques extraits :

Préparer le bulletin électronique Direction informatique Express que vous lisez chaque semaine est toujours un défi, que nous relevons avec passion. Nous cherchons la nouvelle intéressante parmi tout ce que nous recevons, celle qui, dans un communiqué de presse parmi d’autres, soulève notre curiosité, notre volonté d’en savoir plus. La bonne nouvelle, ou la mauvaise, que les intéressés de l’industrie et les utilisateurs d’affaires doivent savoir.

Notre principal problème? Pas de nouvelles. Et il ne faut pas interpréter cela tout simplement comme une bonne nouvelle. Certaines entreprises sont très actives à nous faire parvenir leurs communiqués de presse et à nous solliciter pour que nous parlions d’elles. Il nous arrive parfois de nous demander si nous ne choisissons pas nos nouvelles dans un groupe trop restreint d’entreprises qui seraient simplement plus efficaces que les autres dans leur oeuvre de sollicitation… Mais non, voyons!, nous disons-nous en nous secouant la tête et en conjurant notre sens de l’éthique et la passion qui fait de nous des journalistes.

Ceux qui sont près de l’industrie des médias savent qu’aujourd’hui, les salles de rédaction fonctionnent avec un minimum de ressources pour un maximum de résultats, comme dans la plupart des autres organisations. Peu importe la taille du média, les équipes ont un taux de productivité assez élevé. La plupart d’entre nous ne comptent pas leurs heures. Lucien Bouchard pourrait être assez fier de nous. Mais nous n’avons pas des équipes de collaborateurs qui errent dans les édifices à bureau des grandes villes et dans les parcs technologiques à la recherche du scoop. Nous ne passons pas nos soirées dans les 5 à 7 des bars branchés pour qu’un contact inconnu nous livre une bribe d’information qui deviendra la nouvelle du siècle.

Ce qui ne veut pas dire que nous n’assistons pas à des événements, que nous n’allons pas à divers colloques, conférences de presse et autres. Bien au contraire. Nous sommes sur le terrain autant que nous le pouvons, et nous sommes assez près de plusieurs organismes de cette industrie. Et nous en parlons dans nos publications, autant que faire se peut.

(…)

J’ai tendance à être d’accord avec M. Williams sur ce sujet, mais je crois qu’il faut faire attention avant de tirer sur les messagers. Si on ne parle pas beaucoup des entreprises québécoises en techno dans les médias québécois, c’est un peut-être un peu de la faute… des entreprises québécoises en techno.

Je me pose souvent la question : veulent-elles vraiment faire parler d’elles? Ont-elles quelque chose à dire? Les entreprises québécoises ont-elles la fibre de la relation publique? Ont-elles le sens de la promotion? Le réflexe d’annoncer les bonnes nouvelles, d’expliquer les mauvaises? Savent-elles qu’un communiqué de presse opportun, bien rédigé, en français, est le meilleur moyen de faire parler d’elles?

Vous pouvez lire la totalité du commentaire de Patrice-Guy Martin sur Direction Informatique.

2 Comments
  • Chrystian Guy
    novembre 21, 2006

    My point exactly… Pas de nouvelles, pas de couverture… Voir mon commentaire précédent.

    Bien sûr qu’il y en a des nouvelles, mais comme on vit dans un monde de plus en plus global, les nouvelles locales sont en compétition avec les nouvelles étrangères et, c’est plate de même, Google et Microsoft sont pas mal plus importantes que la plupart des compagnies montréalaises… en terme d’influence pour l’industrie.

    Maintenant, si on veut argumenter sur la pertinence et l’impact au niveau de l’économie locale, il faut se questionner sur les lecteurs: sont-ils intéressés par ce qui ce passe à ce niveau? Si la réponse est oui, il y a un vide médiatique à combler et peut-être une opportunité d’affaires… mais j’en doute.

  • Chrystian Guy
    novembre 21, 2006

    My point exactly… Pas de nouvelles, pas de couverture… Voir mon commentaire précédent.

    Bien sûr qu’il y en a des nouvelles, mais comme on vit dans un monde de plus en plus global, les nouvelles locales sont en compétition avec les nouvelles étrangères et, c’est plate de même, Google et Microsoft sont pas mal plus importantes que la plupart des compagnies montréalaises… en terme d’influence pour l’industrie.

    Maintenant, si on veut argumenter sur la pertinence et l’impact au niveau de l’économie locale, il faut se questionner sur les lecteurs: sont-ils intéressés par ce qui ce passe à ce niveau? Si la réponse est oui, il y a un vide médiatique à combler et peut-être une opportunité d’affaires… mais j’en doute.

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