20 septembre 2007Desjardins ou Paypal ?

Voici un petite note pour les autres web entrepreneurs qui veulent intégrer une solution de paiement électronique ou même pour les journalistes qui se questionnent sur la perception des internautes sur les différentes solutions de paiement proposées.

Depuis le début de nos activités (chez AgentSolo.com), nous utilisons la solution de paiement électronique Desjardins. Nous sommes satisfait du service. Cela peut sur certains points mineurs manquer un peu de flexibilité et d’innovation, mais pour ce qui est du cœur du service offert (accessibilité, vitesse des transaction, sécurité et -ce qui n’est pas négligeable - transfert des fonds vers notre compte), vraiment aucun problème majeur. Vraiment rien depuis le début qui nous aurait fait regretter notre choix.

Mais avec le développement de notre version anglaise et notre intention de franchir l’Outaouais pour aller à la découverte du “Rest of Canada”, nous avons ajouté Paypal comme solution de paiement. Cette solution est offerte comme option supplémentaire aux clients. Nos clients ont donc le choix entre payer Desjardins (1ere option) ou Paypal (2e option). Aucune des solutions n’est pré-sélectionnée, le client doit effectuer son propre choix.

Nous avons commencé à offrir Paypal voilà environ trois semaines. Depuis, près de 40 % des transactions passent par Paypal. Ce qui nous a énormément surpris. D’autant que nous n’avons pas encore débuté la mise en marché de notre version anglaise (encore quelque fine tuning sur notre beta avant la grande offensive). Ce pourcentage a donc été obtenu exclusivement auprès de notre clientèle régulière, c’est-à-dire francophone du Québec.

Je savais que Paypal avait réussi à se construire une image forte et crédible, mais je n’aurais pas cru que dans une situation de choix (Desjardins contre Paypal), la proportion en faveur de Paypal aurait été si forte.

D’autres ont vécu des expériences comparables ?

Lors des dernières élections au Québec, on a vu une utilisation des nouvelles technologies comme jamais auparavant. Et bien sûr, ça ne va pas s’arrêter. Bien au contraire! On a vu les sites de partages de vidéos, les blogues, les publicités textes retenir l’attention, faire la manchette.

On a par contre peu parlé des des sites de social networking, Pourtant, ceux-ci sont probablement en voie de remplacer nos traditionnelles assemblées de cuisine. Juste un survol rapide de Facebook nous fait découvrir une pléthore de groupes associés directement, indirectement ou malgré eux aux partis politiques.

ADQ :

PLQ :

Parti Québécois :

Parti Vert du Québec :

Québec Solidaire :

Autres :

Les sites de social Networking sont jeunes. Le phénomène n’en est qu’à ses débuts. Il sera intéressant de voir lors des prochaines années le rôle que ceux-ci pourraient avoir sur la mobilisation des militants ou même sur le déroulement des élections. États-Unis, les candidats à l’investiture démocrate inscrit à Facebook avec des liste de supporteurs impressionnants (Clinton : 25 828; Obama: 103 610)

JohnEdwardsSur le site de John Edwards, une section complète est dédié au Social Networking. Cette section donne accès à ses profils sur 23 réseaux différents (43Things, del.icio.us, essembly, facebook, flickr, gather, myspace, partybuilder, youtube, ning, metacafe, revver, yahoo! 360°, blip.tv, CHBN, vSocial, tagworld, collectivex, bebo, care2, hi5, xanga, livejournal).

Le Directeur Général des Élections, dans son Rapport des résultats officiels du scrutin (Faits saillants - pdf), fait ce constat (voeux pieux ?) :

Ainsi, quel que soit le support ou la technologie utilisé, il est important, pour bien comprendre, appliquer et analyser une situation particulière, de se rattacher aux grandes règles de base qui s’appliquent en période électorale en les transposant à cette nouvelle réalité moins tangible et plutôt virtuelle, qu’est le Web.

Nous verrons bien si sa réflexion incluera ces nouvelles formes d’échanges et de discussions, et quelles conclusions il en tirera. En attendant les projets élections, on ne peut que l’inviter à lire le numéro July/August 2007 de Mother Jones : Politics 2.0

Si j’étais marchand et que je faisais paraître une publicité dans un journal, me serait-il possible de me présenter sous le nom de mon concurrent tout en donnant (correctement) mon téléphone, mon adresse et mes produits? Non! Et si je le faisais, que se passerait-il? Ça ne serait pas long, je recevrais la visite de l’Office de la protection au consommateur, avec raison. C’est de la fausse représentation, et il y a des lois pour éviter ces pratiques.

Voilà maintenant que les partis politiques se mettent à faire acheter les noms de parti de leurs adversaires pour attirer l’électorat. À mon sens, il s’agit là d’une pratique reposant sur un sens éthique douteux. On parle du problème à plusieurs endroits depuis quelques jours (ici. ici. ici, etc.)

Pour ceux qui n’auraient jamais vu de quoi il est question. Voilà une illustration.

PLQ - ad spamming
Cliquer pour agrandir

Cet usage dans les élections au Québec est nouveau. Il y a probablement un vide juridique qui conduit même certain analyste-blogueur (Michel Leblanc) à cautionner, à demi-mot, cette pratique:

Selon moi c’est “borderline”, ce n’est probablement pas éthique, mais à ce que je sache, les noms des partis n’ont pas de “trademark” qui les aurait protégés contre ce type d’usurpation et pour les noms des candidats qui sont des personnalités du domaine public, je ne crois pas que cela soit illégal non plus. Quoique je ne sois pas avocat et que ceci n’est qu’une opinion personnelle…

(Commentaire laissé sur un billet d’Éric Baillargeon)

Si le législateur interdit l’usage de la fausse représentation dans vie commerciale, pourquoi alors les partis politiques - qui aspirent devenir (ou rester) législateur - pourraient-ils le faire pendant les élections ?

Le Directeur Général des Élections devrait y voir, et rapidement. Eric Baillargeon lui a même déjà préparé le terrain pour sa réflexion.

Question : Si le Directeur Général des Élections du Québec envoie une mise en demeure (voir ici et ici ) à un sympathisant d’un parti politique pour une série de vidéos qu’il a réalisée lui-même gratuitement et qu’il diffuse tout aussi gratuitement via Youtube depuis bien avant le début des élections, enverra-il aussi à tous les autres sympathisants une mise en demeure pour qu’ils retirent les publicités officielles des partis qu’ils diffusent sur Youtube ?

Voici celle du Parti Québécois sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=KN0rdqQjGZs

On trouvera probablement celles des autres partis très rapidement, sur Youtube ou ailleurs, si ce n’est déjà fait. Je crois que le DGE va beaucoup dépenser en frais juridique, s’il suit cette voie. Une mise à jour de son équipe sur les formes nouvelles de diffusion et de production serait probablement mieux.

Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef de Direction informatique, a répondu à mon billet sur la couverture de l’industrie des TI par les médias spécialisés du Québec.

Voici quelques extraits :

Préparer le bulletin électronique Direction informatique Express que vous lisez chaque semaine est toujours un défi, que nous relevons avec passion. Nous cherchons la nouvelle intéressante parmi tout ce que nous recevons, celle qui, dans un communiqué de presse parmi d’autres, soulève notre curiosité, notre volonté d’en savoir plus. La bonne nouvelle, ou la mauvaise, que les intéressés de l’industrie et les utilisateurs d’affaires doivent savoir.

Notre principal problème? Pas de nouvelles. Et il ne faut pas interpréter cela tout simplement comme une bonne nouvelle. Certaines entreprises sont très actives à nous faire parvenir leurs communiqués de presse et à nous solliciter pour que nous parlions d’elles. Il nous arrive parfois de nous demander si nous ne choisissons pas nos nouvelles dans un groupe trop restreint d’entreprises qui seraient simplement plus efficaces que les autres dans leur oeuvre de sollicitation… Mais non, voyons!, nous disons-nous en nous secouant la tête et en conjurant notre sens de l’éthique et la passion qui fait de nous des journalistes.

Ceux qui sont près de l’industrie des médias savent qu’aujourd’hui, les salles de rédaction fonctionnent avec un minimum de ressources pour un maximum de résultats, comme dans la plupart des autres organisations. Peu importe la taille du média, les équipes ont un taux de productivité assez élevé. La plupart d’entre nous ne comptent pas leurs heures. Lucien Bouchard pourrait être assez fier de nous. Mais nous n’avons pas des équipes de collaborateurs qui errent dans les édifices à bureau des grandes villes et dans les parcs technologiques à la recherche du scoop. Nous ne passons pas nos soirées dans les 5 à 7 des bars branchés pour qu’un contact inconnu nous livre une bribe d’information qui deviendra la nouvelle du siècle.

Ce qui ne veut pas dire que nous n’assistons pas à des événements, que nous n’allons pas à divers colloques, conférences de presse et autres. Bien au contraire. Nous sommes sur le terrain autant que nous le pouvons, et nous sommes assez près de plusieurs organismes de cette industrie. Et nous en parlons dans nos publications, autant que faire se peut.

(…)

J’ai tendance à être d’accord avec M. Williams sur ce sujet, mais je crois qu’il faut faire attention avant de tirer sur les messagers. Si on ne parle pas beaucoup des entreprises québécoises en techno dans les médias québécois, c’est un peut-être un peu de la faute… des entreprises québécoises en techno.

Je me pose souvent la question : veulent-elles vraiment faire parler d’elles? Ont-elles quelque chose à dire? Les entreprises québécoises ont-elles la fibre de la relation publique? Ont-elles le sens de la promotion? Le réflexe d’annoncer les bonnes nouvelles, d’expliquer les mauvaises? Savent-elles qu’un communiqué de presse opportun, bien rédigé, en français, est le meilleur moyen de faire parler d’elles?

Vous pouvez lire la totalité du commentaire de Patrice-Guy Martin sur Direction Informatique.

Je vous pose une question, on est entre nous alors faut pas vous gêner, y a-t-il toujours une industrie techno au Québec ? Est-ce que la Cité du Multimédia s’est mutée en champ de patates, en vignoble ou en fabrique d’éoliennes (c’est dans le vent à la mode, ces temps-ci). Non ?

Alors quel est le problème? Cette industrie est-elle si anémique, si mal en point, qu’elle ne mérite qu’on s’y intéresse ? Non ? Alors je comprends encore moins.

Non! Mais c’est vrai. Cela fait déjà de nombreuses années que je suis l’actualité techno du Québec et d’ailleurs; vous aussi possiblement. Il me semble que ça fait des mois, voire des années, que nos médias se sont détournés de ce qui se fait ici. Ça ne vous dérange pas ? Moi, ça me donne des boutons. J’en peux plus !

Je donne quelques exemples :

1. Webcom-Montréal (11 octobre 2006): une journée consacrée aux techologies émergentes du Web (wiki, blogues, marketing viral, etc.), des participants et conférenciers intéressants.

2. Etoiles-du-web - Stars-of-the-Web. Nouvel espace de publication personnel (blogue, vidéo, audio). Lancé début octobre 2006.

3. amigo express. Site de co-voiturage. Lancé février 2006.

J’ai pris des exemples au hasard; les premiers qui me sont venus à la tête. Mes exemples ne sont représentatifs de rien (vous pourrez faire le même exercice avec les sites que vous développez ou connaissez), je ne cherche pas à faire une thèse de doc (je laisse ça à des gens plus compétents… comme ma femme); je veux juste tenter de comprendre si ma mauvaire impression est juste. À première vue, à part Bruno et le Lien multimédia, ça semble dormir au gaz pas à peu près.

Suis-je tombé sur de mauvais exemples ? Question de malchance ? Peut-être. J’ai quand même pris le temps d’examiner les fils RSS technos auxquels je suis abonné (Technaute/LaPresseAffaires, Radio-Canada.ca/techno, Branchez-vous.com, Canoe/Techno, Lien multimédia). En passant, Les Affaires n’ont pas de fils RSSpourtant.

Donc, plus de 600 articles dans mon dossier techno-Québec pour la dernière semaine. Faut croire que ça ne chôme pas dans les salles de rédaction; manifestement, on bosse dure. Épluchons un peu le dossier : Youtube, Jotspot, Google, Microsoft, Ipod, Google (vous connaissez?), Apple, Microsoft, Google (un petit nouveau), Youtube, Vista, Microsoft office, Google (oh! surprise…), Wii, MySpace… Je persévère, je vais trouver… Windows media 11, BlackBerry, Google (j’allais l’oublier), eBay, Youtube, … ah, voilà : Achats en ligne: les Québécois sont frileux, Pub en ligne : les revenus toujours en hausse au Québec… États financiers canadienne d’une cie en bourse, une autre du Québec cette fois. Pas exactement des articles sur la mouvance du Web au Québec…. je continue… Firefox, Nokia, Motorola, Google…. Licenciement chez Teleglobe, entente entre Bell et Desjardins (bien content pour eux), Miranda, Cisco, Google pour le 120e fois. Oh! le Devoir refait son graphisme (ouf! une nouvelle). Cefrio recoit de l’argent. Telus, Yahoo, etc. Et Google, évidemment.

Je n’ai pas fait de stats. Je n’ai pas fouillé ni répertorié la totalité des articles. Néanmoins, à vue de nez, il y a moins de 10% des articles que touchent ce qui se passe au sein de l’industrie locale. Et si on élimine les compagnies en Bourse, si on élimine les poids lourds (comme Videotron qui passe ses communiqués sur Canoe), il reste vraiment pas grand chose. Des poussières de pourcentage.

Qui peut m’expliquer pourquoi ce vide ? Est-ce que les médias se sont désintéressés de l’industrie locale depuis la bulle (1.0, bien sûr) ? Est-ce que les médias font du techno juste pas les fils de presse ? Est-ce que les médias ont oublié d’envoyer du monde sur le terrain ?

Qui peut m’expliquer qu’un seul média ait un véritable intérêt pour l’industrie locale, Le lien multimédia (go! go! Steve), média pourtant ayant le moins de moyens, qu’un gars puisse produire plus d’infos sur l’industrie que bien des rédactions complètes, même si ce n’est pas son premier job ?

J’aimerais bien qu’on m’explique ? Alors qui commence ?



M.A.J. (06-11 21h00):

Voilà du nouveau intéressant.

En voilà un qui n’a pas l’intention de suivre le fil de presse et nous promet de pleins de projets intéressants. À suivre!

Tim Berners-Lee, inventeur du HTML, a écrit récemment : Reinventing HTML qui a fait couler beaucoup d’encre (ou s’échanger beaucoup de Ko). Il propose de changer de stratégie pour que l’évolution du HTML ne reste pas que sur papier.

Embruns y va aujourd’hui d’une très bonne explication des enjeux qui sont au centre de la réflexion de Berners-Lee. À lire absolument! Moi qui ai pris le train en retard, j’ai l’impression de comprendre un peu.

Pour la petite histoire, il est ici le vilain petit canard qui fait tant jaser.

En Europe, on sent les choses assez importantes pour parler gros sous; aux USA, certains aussi veulent accéler la cadence.

Au canada, Harper continue de dormir. Il aimerait même repousser l’heure du réveil.
Quoi donc pour le réveiller ?

Quelques réactions à propos du premier billet sur la publicité dans mes fils. Plusieurs y sont allés de leur réflexion (ici, , ). Vous serez donc content de savoir que l’histoire n’est pas terminée. Non seulement a-t-elle une suite, mais en plus elle évolue. Aujourd’hui, re-pub dans les mêmes blogs (LLM et PointBlog). Deux stratégies différentes.

D’abord le cas, LLM. Vous allez sur le blogue, rien… Cherchez la publicité parmi les billet, aucune mention dans la suite des billets. C’est exclusivement dans le fil rss, que cela se passe. Un renvoi vers un billet nommé « Publicité » qui conduit vers un billet-pub . Et que propose la pub ? Une discussion : « Pensez vous que ce critère est pertinent dans le choix d’un moyen de transport ? Est-ce pour vous un critère de choix ? ». La publicité est intéractive, les commentaires sont ouverts…. et les gens discutent. Je suis estomaqué.

Ensuite le cas PointBlog. Dans le fil, rien. Vous devez aller sur le site. En premier de tous les billets, la même publicité que chez LLM, avec le même appel: discuter du produit dans les commentaires.

Donc on vient de franchir un nouveau pas. L’espace de discussion devient un espace pour commenter le produit et discuter avec l’annonceur. Je suis très perplexe.

Ah oui, j’oubliais le plus beau :

Bonjour à tous,
Rapide présentation, je suis Mehdi, de l’agence (…), à l’origine de la campagne (…) sur ce blog.
L’idée de cette ouverture de débat sponsorisée est de débatre d’un nouveau produit (… et de laisser chacun s’exprimer sur la pertinence et l’utilité de ce produit.
Tous les commentaires hors sujet seront par conséquent supprimés…il y a déjà eu un 1er publi-post ou les anti-pub ont pu s’en donner à coeur joie…débattons maintenant du produit.
Merci de votre compréhension
.

La suite me fait peur…


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